MAMAN COLONELLE

MAMAN COLONELLE de Dieudo Hamadi sera après le Festival Berlin (deux prix) au Cinéma du Réel en compétition Internationale

Congo Kinshasa

Colonel Honorine, more commonly known as « Mama Colonel », works for the Congolese police force and heads the unit for the protection of minors and the fight against sexual violence. Having worked for 15 years in Bukavu, in the east of the Democratic Republic of the Congo, she learns she is transferred to Kisangani. There, she finds herself faced with new challenges. Through the portrait of this extraordinarily brave and tenacious woman, who fights for justice to be done, this film addresses the issue of violence towards women and children in the DRC and the difficulty of overcoming the past war.

La Colonelle Honorine travaille au sein de la police congolaise où elle est chargée de la protection des enfants et de la lutte contre les violences sexuelles. Alors qu’elle travaille depuis 15 ans à Bukavu, à l’est de la RDC, elle apprend qu’elle est mutée à Kisangani. Sur place elle se trouve face à de nouveaux enjeux. À travers le portrait de cette femme d’un courage et d’une ténacité hors du commun qui lutte pour que justice soit faite, le film aborde la question des violences faites aux femmes et aux enfants en RDC.

PARTICIPATION

CNC, Région Rhône-Alpes, Procirep, Angoa-Agicoa, Organisation Internationale de la Francophonie, Ministère des Affaires étrangères et européennes, Télé Paese (televisiò lucale Corsa), Lyon Capitale TV, Sundance Institute USA, IDFA Bertha Fund

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Quand le film commence, la colonelle de police Honorine, cheffe de la brigade contre les violences sexuelles et la protection de l’enfance à Bukavu, s’apprête à faire ses adieux à une population de femmes et d’enfants désemparée par son départ.

Avec la même dextérité que dans Examen d’État, où il suivait la préparation au baccalauréat congolais d’un groupe de lycéens trop pauvres pour payer la « prime des professeurs », Dieudo Hamadi signe un portrait dont la dimension narrative, puis la force politique, montent en puissance calmement. Son cinéma direct s’accorde au franc-parler et à la placidité de « maman Colonelle ».À Kisangani, la maltraitance des enfants accusés par leurs parents de sorcellerie fait rage. Mais surtout, des femmes viennent témoigner d’exactions moins récentes. La ville natale du cinéaste a en effet été le théâtre en 2000 d’une « guerre des 6 jours » entre les armées ougandaise et rwandaise qui a coûté la vie à des milliers de civils et n’a jamais fait l’objet de procès officiels. Au portrait de la mère-courage se substitue le récit de l’éveil d’une conscience historique. Parlant tour à tour aux femmes traumatisées, aux avocats et aux passants à qui elle enseigne la solidarité financière, la colonelle incarne un « corps défendant » placé entre le peuple et une haute-autorité aux abonnés absents. À mesure qu’elle s’initie à une Histoire dont l’éloignement géographique et le statut tabou l’avaient préservée, une communauté s’agrège autour d’elle, flageolante mais prête à parier à nouveau sur la force du collectif.

(Charlotte Garson)

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Production: Cinédoc films, Mutotu Productions

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